Une approche particulière de la restauration

restaurationLa restauration d’objets d’art en céramique  a été la première activité de l’ atelier de céramique, créé en 1999.
Dans un souci de respect des objets confiés, Agnès Rohmer redonne vie aux pièces abîmées, cassées, incomplètes.
Depuis 2001, l’atelier ouvre une nouvelle branche à l’activité de restauration : la reconstitution à l’identique de pièces manquantes.

 

 

La pratique de la restauration de céramique s’est imposée comme la rencontre entre deux centres d’intérêts : les activités manuelles minutieuses et les antiquités et les savoir-faire anciens.
Une formation de technicien en art céramique lui a permis d’acquérir un savoir faire et la connaissance des principales techniques de fabrication de la céramique (tournage, moulage, estampage, modelage), afin d’appréhender la restauration des objets confiés au plus près des techniques d’origine.
Très vite, l’idée est venue de développer un secteur précis, très peu pratiqué : reconstituer les parties manquantes avec les matériaux et les techniques les plus proches de ceux utilisés lors de la fabrication de l’objet.
Il est donc possible de reconstituer en faïence, porcelaine, grès, terre cuite, un morceau manquant, identique à celui d’origine, et l’adapter sur l’objet par les techniques habituelles de restauration.
Ce qui est valable pour une anse, un col de vase, une partie de sculpture, l’est aussi pour des pièces plus importantes : d’après modèle, ou photo, il est possible de restituer un élément entier d’un ensemble : un couvercle, une cruche sur une tisanière, une assiette pour réassortir une série.

restauration
fabrication d’un couvercle en porcelaine pour un légumier Compagnie des Indes du 18è s.

 différents types de restauration

La restauration d’objet d’art vise à redonner à une pièce son intégrité, mais toutes les cultures ne l’appréhendent pas de la même façon.

En Occident, on pratique principalement la restauration dite “illusionniste”, c’est à dire invisible, qui vise à redonner, par diverses techniques, l’apparence exacte de l’objet avant cassure. Dans certains cas, on préfère une restauration “musée” ou conservatoire, où les collages et les morceaux sont apparents.
Au japon, la restauration Kintsugi préfère mettre en valeur les accidents afin d’embellir l’objet. Les cassures sont recouvertes d’or, un morceau peut être reconstitué en bois précieux, en nacre…